Personne ne s’aviserait à trouver salie la beauté d’un paysage par la faute du fonctionnement biologique de la vision.
Pour le don de la vie, il n’en va pas de même. Je reçus une volée de coups pour avoir révélé à une cousine de 10 ans un très bref chapitre du miracle de la transmission de la vie. J’avais 12 ans.
La blessure est encore vive, 80 ans plus tard. Était-ce donc si laid, était-ce donc si sale ? La vie avait pourtant l’eau pure de mes yeux d’enfant.

Photo ©Stan Rougier
Les enfants viennent à la vie comme les œufs sont offerts par les poules, dit-on. On oublie un élément fondateur de ce miracle : l’amour. Sans l’amour, que serait en réalité cette transmission ? Que serait son enchantement ? Quelle serait véritablement cette vie donnée ?…

Photo ©Stan Rougier : Ma sœur Madeleine et son enfant