Comme le renard du Petit Prince, Dieu ne cherche pas des clients mais des amis.
Notre mission d’ambassadeur de Dieu est de faire toucher du cœur ce mystère : chacun est unique au monde.

Saint Paul donne-t-il l’impression de revenir sur son passé de persécuteur et de s’en lamenter : « Comment ai-je pu agir ainsi ? » Il s’en souvient mais c’est pour mieux mettre en œuvre la louange.
Nous ne sommes pas créés pour soigner la toilette de notre personnage. Tel ou telle peut-être t’aimerait davantage si tu étais plus ceci ou moins cela ? Mais est-ce bien toi qu’ils aimeraient ?

Dieu, Lui, t’aime tel que tu es, même dans ta lèpre. Je « repasse ces choses dans son cœur ». Regard de plus en plus intense sur chacun, chacune. « Dieu rêve que tu deviennes ce que tu es… Me permets-tu de t’aider ? »
Autrefois, le père Victor m’a donné son écoute avec une générosité impressionnante. Aucune vanité. « Je veux accompagner le rêve de Dieu sur toi. »

Voilà ce que j’ai aimé pouvoir dire à chacun, à chacune. « Croire, c’est écouter, accueillir, faire confiance. Rien ne nous séparera de l’amour dont nous sommes aimés. »
Pour l’athée, l’homme vient de rien et se dirige vers rien. Pour Jésus, l’homme vient de l’Amour infini et va vers l’amour infini. Dans l’intervalle, l’homme invente une partition originale, unique qui peut ressembler à du Mozart ou du Chopin ou à un bruit de casseroles…

Dieu souffle à notre âme « Comme c’est beau, comme c’est joyeux de te voir, inspiré par l’Esprit ! »
Dieu est la vie de ta vie, l’amour de ton amour. Mais hélas, on a défiguré Ton Evangile, Jésus !

La grâce de Dieu ne se demande pas. Elle ne se mérite pas. Elle ne se commande pas.
Comment a-t-on pu traduire l’hébreu « yare » par « crainte »? C’est d’éblouissement qu’il s’agit. C’est le frémissement de l’extase, la joie pure. Quel dégât lorsqu’on lit : « la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. » Non! C’est l’émerveillement de l’amour qui est le b.a. ba, le début, l’amorce de la sagesse… pas la terreur !

Le « yare » hébreu c’est la « chair de poule » de l’émotion amoureuse. Mon ami André Chouraqui traduisait les versets du Magnificat « ceux qui le craignent » par : « ceux qui frémissent en l’adorant ».
Si un jour quelqu’un tombe vraiment amoureux, il ressent un choc. Il ouvre une fenêtre : « Je suis vivant de ta vie. Ta vie m’est plus précieuse que tout. »